>>  La Haute Joux
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La Haute Joux, située dans le Haut Jura, est un chaînon montagneux qui domine le plateau de Nozeroy sur toute sa longueur (17 kilomètres). Elle offre une vue plongeante sur le plateau et culmine autour des 1200 m d’altitude. Une forêt belle et sauvage, dans laquelle on croise plus de gibier que d’êtres humains, la recouvre. Les arbres ont des difficultés à s’enraciner sur la roche et, par endroits, ils s’effondrent dévoilant des pans entiers de pierre creusée et lissée par les eaux.

Depuis 2003 notre club travaille sur ce massif avec l’espoir de découvrir de nouveaux gouffres.
L’idée de ce chantier a été initiée par Stéphane Nicolas (ancien membre SCB). Voici ce qu’il écrivait en septembre 2004 :

Jusqu’en 1999, la seule cavité intéressante de cette chaîne était la Baume de la Favière. Cette année-là, un spéléo club local découvrait accidentellement, à quelques centaines de mètres de ce gouffre, une autre cavité : la Baume à Bélard. Ce n’est qu’en 2001 que les explorations de cette dernière atteignent la cote de -306 mètres. Ce faisant, elle en devient une des grottes les plus profondes de la région franc comtoise.
Lors du travail documentaire préparatoire à nos activités sur la zone, je tombai sur une étude karstique régionale qui parle de la chaîne de la Haute Joux en ces termes : «Les cavités répertoriées se situent presque toutes à proximité immédiate d’une route forestière ou d’un chemin attestant ainsi d’une faible pénétration des recherches à l’intérieur de la forêt. Ceci laisse à supposer qu’il reste encore un grand nombre de gouffres à découvrir».
En plus de ce premier objectif considérable - faire connaissance avec une zone de prospection supposée vierge - il apparaît à la lecture de la description de la Baume à Bélard que son exploration est incomplète. Nous partons donc pour le Haut Jura, le 8 novembre 2003, avec une alternative à ce premier objectif : compléter l’exploration du gouffre.
A la suite de ce premier déplacement (voir compte rendu et photos ci dessous) je concluai que la zone offrait, en son état, 2 gouffres intéressants et sportifs, des zones de prospection à étendre, de la désobstruction à entreprendre et de la première à réaliser. Voilà une diversité d’activités qui permet à chaque membre (peu importe ses goûts et son expérience) de remplir un rôle utile et d’y trouver son compte.
Une pareille zone présente une occasion rare pour notre club de se livrer à quelques découvertes dans un endroit facilement accessible (6 heures de route depuis Bruxelles). Cela nécessite qu’un certain nombre d’entre nous s’associe à ce projet et que son exploitation se fasse de façon concertée.

Un chantier de désobstruction a depuis été ouvert dans le trou SCB2. Mais après 4 camps successifs et de nombreux m3 de boues, blocs et caillasses extraits du trou, nous devons nous rendre à l’évidence que ce n’est pas par là que nous passerons ! Les prochaines explorations devront donc s’orienter vers les autres possibilités du massif.